ECONOMIE

Aménagement forestier : des techniciens congolais initiés aux nouvelles pratiques

• Bookmarks: 2156


Des agents forestiers pratiquent, depuis le 23 juin, des exercices de simulation sur le suivi des plans d’aménagement au sein du site de la société industrie forestière de Ouesso (Ifo), à Ngabé, dans le département du Pool. Ces exercices pratiques en cours interviennent après la phase théorique de formation animée par Fréderic Priser, un expert forestier du Cabinet Terea.

Organisée par l’unité de coordination du Projet paysage forestier nord-Congo (PPFNC), la session de renforcement des capacités en suivi et contrôle de la mise en œuvre des plans d’aménagement forestier a mobilisé près d’une vingtaine des agents du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques (Cniaf) et ceux de la direction générale de l’Économie forestière.

Précisons que le projet est mis en œuvre dans les départements de la Likouala, de la Sangha et la partie nord de la Cuvette-Ouest, pour une superficie de près de 9,5 millions d’hectares. D’après le coordonnateur du PPFNC, Alain André Saturnin Nonouka Gomat, l’atelier et sa phase pratique visent à contribuer au renforcement des capacités des agents du Cniaf et de la direction générale de l’Économie forestière dans le processus de suivi de la mise en œuvre des plans d’aménagement forestier.

Cette activité de mise à niveau, a ajouté Alain André Saturnin Nonouka Gomat, s’inscrit dans le cadre de l’agenda 2022, qui prévoit l’initiation des hommes de terrain au suivi de la mise en œuvre de l’aménagement durable au sein des Unités forestières d’aménagement (UFA). Pendant l’atelier du 20 au 22 juin, les bénéficiaires ont actualisé leurs connaissances sur l’aménagement forestier durable, les bonnes pratiques au sein des entreprises forestières, à savoir la planification forestière et l’exploitation forestière à impacts réduits (EFIR), la qualité, l’hygiène, la sécurité et environnement, le développement de l’outil industriel, les conditions de travail et de vie du personnel, la contribution au financement du développement local au sein des UFA, la conservation de la biodiversité.

« La rencontre a permis de faire un état des lieux de la grille de contrôle EFIR, grille de contrôle aménagement, de la grille de légalité, y compris d’identifier les points d’évaluation prioritaires et les points critiques pouvant engendrer des interprétations discordantes, source de conflits entre les sociétés et l’administration forestière. Nous avons proposé les améliorations jugées nécessaires pour renforcer l’efficacité de ces outils et éventuellement les documents de gestion, en tenant compte du Code forestier de 2020 », a indiqué le coordonnateur du PPFNC.

Prévu pour une durée de quatre ans et financé à hauteur de 7,5 millions d’euros (4,9 milliards FCFA) par les partenaires français, le PPFNC est destiné à apporter aux forestiers des outils en matière de gestion de la biodiversité, d’aménagement forestier durable et de valorisation des ressources naturelles, permettant d’envisager la gestion de l’écosystème dans une vision territoriale intégrée. Celui-ci implique toutes les parties prenantes de la conservation (entreprises, organisations de la société civile, communautés locales).

Mieux, le paysage forestier intègre aussi bien des concessions d’exploitation forestière que des aires protégées, parmi lesquelles le Parc national de Nouabalé-Ndoki, la réserve communautaire du Lac Télé et le Parc national d’Odzala-Kokoua. Le secteur forestier congolais est indispensable non seulement dans le combat contre le réchauffement climatique, mais aussi, au plan économique, contribue à 6% du produit intérieur brut du Congo et à 36% de ses recettes fiscales.

2 recommended
0 notes
bookmark icon

Write a comment...

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.