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Angola : les pays lusophones envisagent la protection des mers

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La grogne des pêcheurs angolais augmente en raison de la présence des chalutiers chinois dans leurs eaux. La production moyenne d’un petit bateau est d’environ 1500 dollars, soit 700 000 Kwanza, cette somme est partagée par le propriétaire du bateau entre chaque membre de l’équipe. À Luanda, l’activité est devenue moins lucrative pour les petits pêcheurs comme André Hossi. Cela fait plus de 20 ans qu’il vit de la pêche, désormais, il doit se battre contre des bateaux mieux équipés.

 » Ils ont leur cap, là dans les 30 milles, c’est là qu’ils chalutent, 30 milles, 50 milles ! Vous ne pouvez pas le voir ici. Vous voulez voir la réalité alors allez regarder au large, là-bas vous verrez la réalité » explique André Hossi, pêcheur.

La rareté des poissons née de la multiplication des bateaux a eu un impact sur leurs prix. Les vendeuses déboursent plus du double du prix qu’auparavant : aujourd’hui, nous sommes venus pour acheter du poisson et c’est très cher. nous n’avons pas de moyens, nous n’avons pas cet argent qu’allons nous faire pour faire vivre nos enfants, affirme Cristina André, une vendeuse.

Avec l’entrée en vigueur du cacimbo l' »hiver » angolais, les bonnes nouvelles pour les pêcheurs concernent principalement la quantité de poisson, s’il y a du meilleur poisson et en grande quantité, se pose désormais le problème de la sécurité et l’hygiène.

La sécurité a été l’un des sujets évoqués lors de la 5e réunion des Ministres des Affaires Maritimes de la CPLP – la communauté des pays de langue portugaise. Cette rencontre devrait aboutir à la promotion des partenariats afin de doper les bénéfices de chaque pays rassure son Directeur de la coopération de la CPLP,

« Quand nous parlons de l’Océan, nous parlons de science, nous parlons d’éducation, nous parlons d’économie, nous parlons de changement climatique, nous parlons de biodiversité, mais nous parlons aussi d’un aspect fondamental qui est : comment, avec la population croissante qui est estimée dans nos états membres allons nous utiliser de manière rationnelle cette ressource dont nous connaissons le grand potentiel, d’une manière durable, et qui répond aux défis de développement de notre communauté. »

La création de plateformes de coopération pour assurer la durabilité des mers était l’un des thèmes abordés lors de la 5e réunion des ministres des Affaires maritimes de la Communauté des pays de langue portugaise. Après le Cap-Vert, l’Angola est désormais le nouveau siège de la présidence tournante des ministres de la mer de la CPLP.

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