ECONOMIE

Bonne gouvernance : les inspecteurs d’État appelés à relever la barre de la transparence

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Le neuvième colloque du Forum des inspections générales d’États d’Afrique et institutions assimilées (Fige) s’est ouvert le 19 octobre à Brazzaville, couplé avec la huitième assemblée générale de l’organisation. Les participants vont tenter de proposer les pistes de solution pour atteindre les objectifs de transparence et de performance du secteur public.

La réunion des inspecteurs généraux d’États africains est la première rencontre du genre depuis 2018, en raison de la pandémie de covid-19 ; les assises du Fige se tenant tous les deux ans. Durant trois jours, les contrôleurs publics vont plancher sur les moyens de redynamiser cette organisation panafricaine, dont l’examen des rapports financiers de l’organisation, le manuel de procédure, la révision du règlement intérieur, le renouvellement des instances dirigeantes du Fige, etc.   

« Les institutions supérieures de contrôle de l’ordre administratif face aux défis de bonne gouvernance » est le thème de l’édition 2022 du Fige qui se veut un cadre de réflexion évaluative et prospective en matière de gestion publique. Le Fige entend ainsi contribuer au développement et à la mise en œuvre des normes professionnelles, en ce qui concerne les pratiques des métiers d’inspection, d’investigation, d’audit et d’évaluation adaptées aux enjeux de la bonne gouvernance.

Les assises de Brazzaville constituent une étape importante dans la recherche de performance du secteur public en République du Congo, comme dans le reste du continent, a estimé Germain Kiamba, le contrôleur général d’État du Congo. « Le Fige se réunit au Congo, avec l’ambition de préserver les acquis à l’instar de l’Institut chargé de renforcement des capacités techniques des auditeurs africains. La réunion vise aussi à soutenir la dynamique de l’organisation quant à l’amélioration des méthodes de contrôle et de vérification des inspections générales d’État d’Afrique et des institutions assimilées », a-t- il déclaré.

Parmi ces principes que prône le Fige figurent en bonne place l’État de droit, de transparence, d’accès à l’information, de redevabilité, de responsabilité, de bonne gestion financière, d’efficacité, d’efficience… Le Fige doit pouvoir s’adapter aux normes et standards internationaux, d’après le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, en vue d’aider les États membres à améliorer la gestion financière, à multiplier les missions de contrôle auprès des administrations publiques, à atteindre les objectifs de transparence et de performance du secteur public.

« En choisissant ce thème : ‘‘Les institutions supérieures de contrôle de l’ordre administratif face aux défis de la bonne gouvernance’’, vous avez touché du doigt les grandes préoccupations des gouvernements africains. En effet, la bonne gouvernance n’est pas une option, elle est une exigence. Elle permet d’avoir une administration performante et un service public de qualité au service des citoyens. La généralisation de la notion de gouvernance permet de surmonter de nombreux défis, en évitant tout abus ou dérive », a signifié le Premier ministre congolais.

Il a alors insisté sur la notion de responsabilité qui demeure un cadre de sécurité et de redevabilité des commis de l’État. La responsabilité conduit, a-t- il ajouté, à la réédition des comptes essentielle pour l’évaluation des actes posés pour l’efficacité des actions publiques.

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