POLITIQUE

Contrôle parlementaire : les élus appelés à faire usage du mécanisme constitutionnel

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Dans mon message sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en congrès, le 28 décembre dernier, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a interpellé les sénateurs et les députés sur le recours plus actif à l’enquête parlementaire, une de leurs prérogatives établies par la Constitution.

Analysant le message du chef de l’Etat, le député de la première circonscription électorale de Ouenzé, Juste Désiré Mondélé, a rappelé que ce n’était pas pour la première fois que les parlementaires étaient interpellés concernant les dispositions particulières de contrôle de l’action de l’exécutif. Selon lui, le chef de l’Etat est également revenu sur les antivaleurs, en parlant de la corruption et de la bonne gouvernance.

« Le contrôle parlementaire est aussi une disposition qui permet aux parlementaires de suivre, à tous les niveaux, le travail du gouvernement mais aussi de l’administration qu’elle soit publique ou privée dès qu’il y a l’impact direct sur la vie de la nation. Je pense que les parlementaires, pour la énième fois, ont écouté le président de la République et feront bon usage de ce mécanisme constitutionnel qui fait aussi partie du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et du Sénat », a déclaré Juste Désiré Mondélé.

Le conseiller spécial du président de la République, chef du département politique, pense que Denis Sassou N’Guesso a été optimiste et combattif en faisant non seulement le bilan de l’année qui s’est achevée mais aussi en jetant les jalons de l’opérationnalisation de son contrat social avec le peuple congolais. « Le chef de l’Etat a parlé directement de trois types de gouvernance : la gouvernance institutionnelle et systémique ; la gouvernance économique, financière attractive ; la gouvernance sociale solidaire. Il a rappelé l’innovation qu’il a dû faire pour booster la lutte contre les antivaleurs et la diplomatie économique à travers deux ministères : le ministère du Contrôle de l’Etat et le ministère en charge de la Coopération internationale et du Partenariat public-privé », a commenté Juste Désiré Mondélé.

Le secrétaire général du Club 2002, Parti pour l’unité et la République, a également indiqué que le président a, en outre, rappelé que le Congo faisait son comeback concernant ses relations avec les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international avec qui un accord de principe a été trouvé. Il a, par ailleurs, lancé un appel aux partenaires multilatéraux.

S’agissant de la lutte contre la pandémie de coronavirus, l’élu de Ouenzé 1 a noté que le Congo est l’un des rares pays en Afrique du sud du Sahara à ne pas bénéficier d’un soutien des institutions financières internationales. Quant à l’évolution actuelle de la covid-19, il a souligné que le président a lancé un appel au peuple en rappelant que l’assoupissement des mesures ne veut pas dire éradication de la pandémie.

« Nous avons vu qu’à chaque fois que le Congo s’est retrouvé dans une configuration difficile, le capitaine a tenu la barque en rappelant que la mesure salutaire pour aller vers l’immunité collective, la sortie de cette crise sanitaire, passe inéluctablement par la vaccination. Il a rappelé que 10% c’est faible, il faut aller au-delà », a poursuivi Juste Désiré Mondélé.

Selon lui, au plan économique, le chef de l’Etat a rappelé que le Congo est en train de retrouver ses meilleurs paramètres économiques et a insisté sur l’attractivité des investissements directs étrangers. D’où la nécessité de réhabiliter le spectre et le réflexe de la sanction, d’appliquer la loi dans toute sa rigidité et de promouvoir le triptyque rigueur-intégrité- efficacité, pour ne pas capituler devant l’emprise rampante de l’impunité.

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