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Des faux pilotes sont-ils aux commandes des avions au Congo?

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L’information publiée par le site Sacer, notamment la qualification douteuse de certains pilotes étrangers au Congo, nous a donné l’occasion d’enquêter sur le processus de qualification des pilotes par l’Agence Nationale de l’Aviation civile(Anac).

Selon de très discrètes sources jugées de bonne foi, « Il n’existe pas un seul faux pilote dans le ciel congolais voire répertoire de l’Anac ». Le processus de qualification des pilotes obéit à un schéma professionnel très rigoureux, poursuivent-elles.

L’authentification des licences des pilotes se fait auprès de l’autorité de délivrance de ladite licence, c’est-à-dire l’autorité de régulation du pays d’où est originaire le pilote concerné.

Il faut noter que l’examinateur de l’autorité de l’aviation civile de ce pays fait passer le test en vol au pilote. S’il est concluant, alors l’autorité de l’aviation civile de l’Etat d’où est originaire le pilote lui délivre la licence. Et c’est donc auprès de son alter ego que étranger que l’Agence de l’aviation civile du Congo ( ANAC) demande l’authentification de la licence.

Avant d’être aux commandes d’un avion, le pilote de ligne passe, au préalable, par les fourches caudines des services habiletés comme décrit ci-dessus. Si cette vérification est concluante, s’en suit alors une évaluation technique sous forme d’essai de pilotage dans le ciel congolais, au terme de laquelle la décision est prise de lui accorder ou non la licence de piloter un avion au Congo.

Un ukrainien, pilote d’Africa airlines, une compagnie à capitaux privés opérant en local, s’est vu refuser la licence. « Et pour cause, son vol d’essai avait été jugé peu convaincant », affirme, sous couvert d’anonymat, un expert de l’aviation civile.

Selon nos informations, ukrainiens, marocains, gabonais et congolais sont les nationalités des pilotes aux commandes des avions au Congo. La compagnie Canadian s’est attachée les services des ukrainiens, tandis que Tac compte sur ses pilotes gabonais et congolais, et Africa airlines sur les marocains. Ces derniers, anciens de Royal Air Maroc, mis en congé technique pendant la période covid-19, ont dû subir le même schéma de qualification avant de s’offrir le ciel congolais, commente un proche des services de qualification auprès de l’Anac.

En rapport avec la demande émise par l’autorité nationale de régulation du secteur aérien auprès de l’Iata(voir fac similé), nous n’avons pas encore pu obtenir copie de la réponse « par la négative », semble-t-il, de l’Association internationale du transport aérien.

Nous y reviendrons dès que possible.

A. Ndongo, journaliste économique et financier Brazzaville.

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