POLITIQUE

Dissolution des instances dirigeantes du PCT-France: Franck Gandziri s’indigne de la méthode employée

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La fédération du Parti congolais du travail (PCT) France-Europe fissurée, à en croire les réactions en cascade de ses militants qui rejettent en bloc la mise en place de la commission ad hoc installée par le secrétaire général du parti, de passage à Paris. Extrait des éléments de langage de Franck Gandziri,  président du Comité Île de France de la fédération PCT-France.

D’emblée, le président du comité Île de France de la fédération PCT-France s’indigne de la procédure ayant conduit à la dissolution silencieuse  de toutes les instances dirigeantes de cette formation politique en France avec, pour conséquence, la mise en place d’une commission ad hoc France.

À la lecture des raisons avancées par les militants présents autour du secrétaire général, cette commission ad hoc semblerait avoir été créée pour gérer les affaires courantes.

Or, constate Franck Gandziri, une telle procédure prononcée insidieusement, sans concertation des structures intermédiaires, s’inscrit dans le cadre d’une violation  flagrante des règles statutaires.

Il se dit ne pas comprendre comment le secrétaire général a-t-il pu réunir uniquement une partie des instances de la fédération PCT-France pour cette mise en place, sans associer les autres composantes, à savoir les secrétariats des comités Ile-de-France et Inter région.

« Il aurait été judicieux d’élargir cette réunion aux comités pour aboutir à des résolutions allant dans le sens du rassemblement, dans le sens de la base militante trop longtemps muselée et meurtrie », a confié Franck Gandziri.

En conséquence, le président du comité Île de France de la fédération PCT-France s’en remet à la direction politique nationale de son parti pour comprendre cette méthodologie et cette décision qui acte finalement « la récompense de la paresse ». Car, estime-t-il : « Notre vision de l’exercice démocratique ne peut s’en accommoder ; autrement nous verserions dans l’anarchie et le désordre ».

Dans le même esprit d’union, il soutient les trois cents délégués des partis politiques et de la société civile qui, durant trois jours, débattront de la gouvernance électorale et autres aspects politiques et juridiques qui s’y rattachent, à la faveur de la concertation politique d’Owando.

Et de conclure : « Pour le débat démocratique, cela dénote de l’intériorisation de la part des acteurs politiques congolais du sage conseil africain qui dit que la solution aux différents maux sociaux est dans le dialogue ».

ADIAC

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