ECONOMIE

ECAIR: Fatima Beyina Moussa, l’incompétente DG que les sud africains ne veulent pas

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L’actuelle directrice générale d’Écair pourrait être reconduite à son poste, nonobstant les réticences d’Allegiance capital, le fonds d’investissement sud africain qui devrait, en principe, recapitaliser Ecair, à hauteur de 15 milliards de FCFA.

Voici plus d’un mois que les discussions entre les sud-africains d’Allegiance capital et les autorités congolaises, notamment Denis Christel Sassou Nguesso, ministre de la Coopération Internationale, chargé du Partenariat public-privé, butent sur le portrait robot du nouveau directeur général de la compagnie nationale Ecair. Devenus actionnaires, selon nos sources, à hauteur de 52% contre 48% pour l’État congolais et son démembrement Port Autonome de Pointe-Noire, les sud africains voudraient tout de suite écourter le contrat de Fatima Beyina-Moussa.

Seulement, la directrice générale d’Écair n’est pas n’importe qui. Elle est quand même la fille éponyme du puissant secrétaire général du Parti Congolais du Travail. Brazzaville aurait proposé à son partenaire sud-africain un maintien momentané en poste de Beyina-Moussa, le temps qu’elle relance la compagnie.

Le fonds d’investissement Allegiance Capital, qui, selon nos sources, n’est pas nanti d’une expertise avérée en matière d’aviation civile, voudrait plutôt confier le pilotage de la compagnie à un congolais ou africain francophone de son choix…

Ecair, apprend-t-on, est appelé, dans un premier temps, à desservir les lignes nationales et quelques escales jugées rentables dans la sous-région Cemac, avant de mettre à nouveau le cap sur Paris et Dubaï. Avec quels appareils? Des opérations de leasing, avec option d’achat, seraient dans les tuyaux. De discrètes négociations seraient également entreprises par les missi dominici du gouvernement pour tenter de bénéficier d’une période de grâce accordée par des créanciers( banques, assureurs, Asecna, dettes locatives dues aux propriétaires des immobilisations des pays de représentation, fisc et autres des pays dans lesquels la compagnie était présente).

Au regard du poids de la dette de la compagnie, des experts en matière de gestion de compagnie aérienne estiment tout simplement que Brazzaville aurait mieux fait de déclarer la faillite de sa compagnie, afin d’en créer une nouvelle sous les cendres de l’ancienne. Ce qui la mettrait à l’abri des créanciers et, aussi, de la reconduction de certains cadres qui ont honte de sortir par la petite porte.

Alphonse Ndongo, journaliste économique et financier

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