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Ewaggelion Festival : la première édition est une réussite

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L’événement son et lumière organisé en deux jours, les 29 et 30 juin, au Showbuzz, puis au Centre culturel Boboto, s’est révélé un moment unique de célébration entre exhortation et prestation artistique à la lumière des Saintes écritures.

Point d’orgue de la journée d’ouverture lancée avec des exposés scientifiques, le spectacle Exodus a donné une belle couleur festive à la manifestation évangélique. Inédit, ce spectacle d’Ewaggelion Festival à cheval entre la musique, la narration ayant pour base les Saintes écritures, la danse et l’exhortation au changement de mentalité a fait mouche. Les va et vient entre l’épisode éprouvant de la sortie d’Egypte du peuple hébreux suivie de sa traversée du désert et celle de l’histoire trouble de la République démocratique du Congo de l’indépendance à nos jours a été applaudie par l’assistance. À la veille de cette fête nationale dont la célébration a été entachée par le conflit politique actuel exacerbé par la situation de guerre de l’Est, la narration du livre de l’Exode était forte à propos.

La connaissance délivrée à la lumière de ce second livre de la Bible et de l’Ancien Testament mis en lien avec le vécu congolais a captivé l’attention. Coordonnateur adjoint de la coordination pour le changement de mentalités, le pasteur Jacques Kambala a sensibilisé à suffisance l’assemblée qui a apprécié à sa juste valeur son exhortation du jour. Sortes d’entracte aux prestations de Chœur la Grâce accompagnant les solistes Claude Mushikangondo et Vanhels Djoko (ténor camerounais), les interventions des hommes de Dieu, celle du pasteur précité et la présentation d’Ewaggelion Festival par son promoteur, Voltaire Mampinda, ont su faire corps avec le spectacle haut en couleur. Le discours d’indépendance de Lumumba, lui aussi, y était bien incrusté.  Trina Fukiau prestant sur la scène d’Ewaggelion Festival (Adiac)

Le répertoire de Chœur la Grâce, exécuté avec maestria sous la conduite du chef Ambroise Toko, a fait converger le récit du passage du désert vers la Terre promise à celui des contours de l’indépendance. Entre gospel, negro spirituals et rumba, ce fut un délice rendu par les belles interprétations délivrées dans un spectacle son et lumière impeccable. A commencer par l’hymne national, rien n’a été laissé au hasard. Voix et instruments en symbiose pour le reste. « Go down Moses » mis en convergence avec l’in dépendance, « Congo », traduction d’hymnes gospel réappropriés par Chœur La grâce et « Indépendance cha cha » ont créé une si belle ambiance que le public en a redemandé. Il a marqué son refus de quitter la salle complètement emporté par la musique rendue avec justesse et finesse applaudissant à chaque entrée et sortie des artistes.

Michel Bakenda clôturant la première édition d’Ewaggelion Festival (Adiac)Trina Fukiau et Michel Bakenda

Le 30 juin, plus étendu que la veille, le concert avec sa diversité d’artistes à l’affiche s’est révélé une belle suite de la soirée précédente. La salle Boboto a vibré à chaque prestation, de retour sur la scène, Claude Mushikangondo et Chœur la Grâce ont à nouveau recueilli des applaudissements fournis d’un public ravi. Au tour de la sœur Trina Fukiau, très peu dans l’assistance sont restés assis. Du premier au dernier titre, extraits de son premier album, la prestation de la chantre était ponctuée d’acclamations, cris de joie et danses. « Ya lelo », « Loboko na Nzambe », « Ozuaki nga na zéro », « Après ce combat » étaient repris en chœur jusqu’à l’interprétation du chant populaire « Nkembo na yo » sur lequel elle a clos son répertoire de la soirée.

Autre grande affiche de la soirée, le frère Michel Bakenda est intervenu à la suite d’un spectacle de danse offert par Living sacrifice (Sacrifice vivant), un groupe de douze danseurs dont la prestation n’a pas laissé de marbre la salle déjà bien lancée par la sœur Trina. Dernier à se produire sur la scène à cette soirée de clôture de la première d’Ewaggelion Festival, Michel Bakenda a fait son entrée sous une salve d’acclamations interprétant une compilation de chants populaires qui a reçu un très bon accueil de l’assistance. Cette communion avec le public qu’il a apprécié, il l’a commentée au « Courrier de Kinshasa  » tout sourire. « C’est toujours un plaisir d’adorer le Seigneur avec son peuple », a-t-il affirmé, ajoutant : « L’organisation étant bien faite, cela nous a permis de donner le meilleur pour la gloire du Très-Haut ».

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