SOCIETE

Festivités du 8 mars : des femmes invitées au militantisme au sein des organisations

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La gent féminine de la Cour constitutionnelle a été incitée, le 8 mars, à s’engager dans les organisations politiques afin de faire entendre sa voix. C’était lors de la causerie-débat animée conjointement par les juristes Flore Makoka Fouty et Cornelie Miafouna sur le thème « La progression de la femme aux fonctions politiques et électives » à Brazzaville.

L’échange a été organisé dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme. Cette année, elle a été célébrée sur le thème « L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable ».  

Les oratrices ont donné à cette occasion une communication sur le thème national « La progression de la femme aux fonctions politiques et électives ». En effet, Flore Makoka Fouty et Cornelie Miafouna  ont souligné l’évolution du statut de la femme aux fonctions politiques et électives après l’indépendance au Congo.

La communication a été axée sur la prise de conscience des femmes soumises à une influence de facteurs endogènes et exogènes, les résistances socio-culturelles, les pressions matérielles qui affectent le statut de la femme congolaise ainsi que quelques pistes de solutions sur la situation.

Abordant la question de prise de conscience, Flore Makoka Fouty s’est appuyée sur la création de la devise de l’Union révolutionnaire des femmes du Congo, une structure qui a été déterminante pour les femmes, également leur clé d’intégration dans les structures décisionnelles.  

L’oratrice a, en outre, présenté le tableau actuel de représentativité des femmes aux fonctions politiques et électives. Selon elle, les statistiques montrent une évolution dans la représentativité des femmes dans les instances dirigeantes avec l’élection où les listes sont zébrées, 21, 05 0 % au gouvernement, 11,2 % à l’Assemblée nationale, 20,8% au Sénat, 54, 6% au Conseil économique et social, 12, 5% à la Cour constitutionnelle, 10% au Conseil supérieur de la liberté de communication, la liste n’est pas exhaustive.

De son côté, Cornelie Miafouna a rappelé à ses consœurs que la question actuelle est celle de l’application des lois en leur faveur. D’après elle, les femmes ne doivent pas regarder leurs tâches au foyer mais plutôt s’armer de courage pour s’engager au sein des organisations politiques.

« Le 8 mars ne doit plus être suivi sous l’angle festif mais sous celui du militantisme.  Ayons le courage pour oser et affronter tout en dépassant l’aspect de revendications parce que les textes internationaux et nationaux sur les droits de la femme existent », a-t-elle déclaré.             

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