POLITIQUE

La convention de l’UDH-Yuki demande l’annulation des sanctions infligées aux dirigeants

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Le bureau politique de l’Union des démocrates humanistes-Yuki (UDH-Yuki), frange dirigée par Jules Ferdinand Bassindikila, deuxième vice-président du parti, a tenu le 17 mars à Brazzaville sa convention nationale sans les autres. A l’issue de ces assises, les participants ont réclamé l’annulation des tous les actes suspendant les dirigeants du parti.

Trois cents délégués venus de onze départements du Congo, hormis la Lékoumou, ont pris part à la convention nationale de l’UDH-Yuki, placée sur le thème « Ensemble, œuvrons pour l’accompagnement du testament de notre président, Guy Brice Parfait Kolélas ».

A en croire les organisateurs, cette convention a été tenue conformément au calendrier laissé par feu président fondateur, Guy Brice Parfait Kolélas, dont le mandant serait arrivé à terme le 18 mars, ainsi que celui des autres instances dirigeantes du parti. Ainsi, pour éviter que celles-ci tombent en désuétude et donnent lieu à un vide juridique qui pourrait engendrer l’anarchie au sein du parti, les membres du bureau politique ont anticipé en organisant cette convention.

Ils ont, à cet effet, harmonisé les statuts et le règlement intérieur de l’UDH-Yuki, avant de proroger le mandat de toutes les instances du parti jusqu’à la tenue du congrès qui pourra intervenir l’année prochaine.

« Il a été question du mandat de notre défunt président, Guy Brice Parfait Kolélas, élu en mars 2017 par le congrès pour un mandat de cinq ans devant s’expirer ce mois-ci. Il en est de même pour les dirigeants de notre formation politique qui devraient voir aussi leur mandat s’expirer à la date échue. Et pour éviter de tomber dans l’illégalité, dans la zone de non droit, il a fallu que nous tenions cette convention dans les délais », a précisé Jules Ferdinand Bassindikila, deuxième vice-président de l’UDH-Yuki.

Ces assises ont été organisées en l’absence de certains membres du parti qui animent un autre courant depuis le décès du président fondateur. Les participants, soucieux de l’unité du parti au-delà des dissensions observées, ont adopté une recommandation spéciale appelant le bureau politique à abroger les sanctions que les dirigeants se sont infligés pour des besoins de légitimité.

« Nous, participants à la convention nationale de l’UDH-Yuki, invitons le bureau politique à entreprendre les démarches nécessaires en vue de la réconciliation au sein du parti. A ce titre, nous demandons l’annulation pure et simple de tous les actes de suspension des dirigeants du parti et l’acte portant ouverture des candidatures aux élections législatives et locales de juillet 2022 », relève la recommandation.

L’objectif de la convention a été d’unifier l’UDH-Yuki en vue de le rendre plus fort que jamais, à un moment décisif marqué par les deux scrutins majeurs à venir.

ADIAC

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