OPINION

Le choix d’une cancritude joyeuse

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Quand la cour s’atomise, la direction devient l’obligée, à un point tel que la direction ne peut plus repenser la configuration de la majorité.

Aujourd’hui, les parlementaires les plus ignares, passés du salaire d’infirmier d’état à celui de Professeur de Médecine, font de la résistance et la direction s’avise que les autres sont devenus des associés.

Un suppléant bien placé pour situer combien son cancre de titulaire n’a jamais pris la parole en cinq ans et voudrait se positionner, est rappelé à la discipline du parti. En un mot, on ne quitte l’assemblée ou le sénat qu’à la mort.

On comprend d’ailleurs pourquoi le PCT cherche avant tout à anesthésier toute réflexion, en mettant de côté ses cadres et intellectuels férus de débats, au détriment des « petits Mozart de la distribution des dons », qui année après année montrent leur désintérêt pour l’épistémè. En se coupant de ses intellectuels, les cyniques du PCT perpétuent l’art du malfaire.

S’entraver les mains et ne plus savoir décider, voilà ce qui arrive si dès le départ l’exigence de qualité n’a jamais été annoncée.

Ce n’est d’ailleurs pas l’élection à venir jouée d’avance, qui changera la vie de nos concitoyens, tant elle fait une place de choix aux pense-mous qui baignent dans une cancritude incurable.

En pénétrant tous les niveaux de la machine du pouvoir, les mêmes causes produisant les mêmes effets, combien de paralysies justifient le chronique surplace qui nous ferme à l’évolution.

C’est si vrai que quand tu reviens à Brazzaville après quinze ans d’absence, rien n’a bougé. On change un gouvernement et à l’arrivée on retrouve en situation sous des dénominations diverses, les virés de la veille. L’on est dans un enlisement qui n’en finit pas.

Malédiction de quelques gens ou karmique punition collective pour le laisser faire pathologique d’une société ? Les congolais se posent cette question.

Une chose est sure, c’est parce que j’aime mon pays et n’abandonnerai jamais les miens que mon radio-réveil me rappelle tous les matins, au rythme de Congo na Biso des Bantous de la Capitale, que j’ai l’obligation de me battre aux côtés de ceux qui souffrent de l’incompétence des amuseurs de rue et bâtisseurs des murs de faillite, qui usent de leur roublardise pour berner ce peuple fier.

Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. L’empire du mal sera vaincu.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen

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