POLITIQUE

Législatives 2022 à Bacongo: vingt-et-un candidats pour deux sièges

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Les élections législatives des 4 et 10 juillet prochains mettront aux prises, à Bacongo, vingt-et-un candidats dont ceux de l’opposition, de la majorité présidentielle, du centre et des indépendants. Une bonne nouvelle pour l’administrateur-maire de ce deuxième arrondissement de Brazzaville, Simone Loubienga, qui a appelé les uns et les autres à observer les règles du jeu.

Devant les candidats aux élections législatives et locales et leurs représentants, en présence des membres de la Commission locale d’organisation des élections (Colel), des représentants de la force publique et des quartiers, Simone Loubienga a insisté sur la paix, la sérénité et le calme qui devraient régner tout au long du processus. « Je suis à ma cinquième élection et tout s’est toujours passé dans le calme, la paix, la sérénité. C’est pour la première fois que nous avons vingt-et-un candidats aux élections législatives dans les deux circonscriptions électorales. Certes, c’est une grande charge, mais pour moi, c’est une bonne nouvelle parce que cela témoigne que Bacongo est attractif, la paix y règne, c’est une victoire », a indiqué l’administrateur-maire.

Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Au terme des élections législatives, seuls deux des vingt-et-un candidats seront élus.  C’est ainsi que Simone Loubienga a invité les candidats et leurs équipes de campagne au respect des dispositions légales. « Ce n’est pas un combat de boxe, c’est une élection, il y aura un gagnant et des perdants ; il ne faut pas être mauvais perdant. Que la campagne se déroule dans la paix, qu’elle soit belle, qu’il n’y ait pas d’invectives puisqu’à la fin, il ne restera que deux sur les vingt-et-un candidats », a-t-elle conseillé.

Le président de la Colel Bacongo, Louis Ingamba Embindabeka, de son côté, a également sensibilisé les participants à la bonne conduite de le urs troupes et la respectabilité. Se félicitant du calme qui règne actuellement à Bacongo, il a insisté sur une campagne électorale loyale où les uns et les autres sont tenus par l’obligation du respect de la loi et du règlement. « Si nous sortons du cadre, nous allons faire tort aux efforts du législateur à travers la loi électorale qui a tout prévu. Le respect de l’autre parce que chacun de nous a des droits inaliénables. Il est mon challenger, il n’est pas mon ennemi, je dois le respecter parce qu’avant l’élection, il y a une vie, pendant l’élection, il y a une vie et après l’élection, il y a une vie», a-t-il dit, interpellant la force publique à jouer pleinement son rôle tout au long du processus, surtout pendant le dépouillement et la compilation des résultats à la Colel.

Les délais seront tenus

La mairie de Bacongo a lancé, le 20 juin dernier, l’opération de distribution des cartes d’électeurs aux civils. Faisant le point à mi-parcours, le 30 juin, Simone Loubienga a annoncé la fin imminente de cette opération. En effet, sur plus de 40 000 cartes à distribuer, il n’en reste plus qu’environ 1000. Pour y arriver, l’administration électorale de Bacongo a dû déployer les contrôleurs sur le terrain.

Interpellée sur la vente présumée des cartes d’électeurs dénoncée dans certains arrondissements, l’administrateur-maire de Bacongo a montré les lots de cartes appartenant aux décédés ou déplacés ramenés à la mairie par les responsables des quartiers. Jurant sur sa probité morale, elle a précisé que son entité administrative n’a pas d’intérêt à marchander ou cacher les cartes d’autant plus qu’avoir sa carte d’électeur n’est pas un leitmotiv. Car, la condition sine qua non pour aller voter est d’avoir son nom sur la liste électorale.

Elle a suggéré aux partis politiques de faire de telle sorte que leurs délégués ou représentants dans les bureaux de vote soient des gens de proximité. « La loi électorale est claire, elle a voulu rapprocher l’électeur du bureau de vote ; c’est quelque chose de très important. Ce que les représentants des partis politiques devraient faire, c’est de faire que leurs représentants soient effectivement des personnes qui vivent à proximité du bureau. Il ne faudrait pas prendre quelqu’un qui vit à la Glacière pour le placer dans un bureau de vote à Mpissa, parce qu’il n’ a pas la maîtrise des habitants », a conclu Simone Loubienga.

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