ECONOMIE

Les prix sur le marché des aliments ne se stabilisent pas ! 

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Les prix denrées alimentaires et d’autres biens de consommation subissent l’inflation continue sur le marché à Brazzaville. Une situation qui  influe sur la situation socio-économique de plus d’un ménage en déséquilibre financier. 

C’est depuis plus de deux ans que les produits alimentaires et d’autres biens de consommation ne font que galoper, avec pour incidence sur le panier de la ménagère qui  paye les frais.

Les denrées alimentaires locales à l’instar de poissons fumés dont le panier est passé de 80.000 à 120.000 francs CFA, le bidon d’huile de palme autrefois vendu à 12.000 est actuellement à 17.000 francs CFA. Même le carton de poisson salé qui était à 25.000 est désormais à 34.500 francs CFA, expliquent les vendeurs. « Même ceux que nous pouvons trouver dans notre pays est vendu cher, comment allons-nous vivre dans les jours à venir ? », s’interroge-t-elle une commerçante, Léonie.

Du marché Total à Bacongo, en passant par  le marché de Poto-Poto et Mikalou, à Talanagaï respectivement  dans le  2ème, 3ème et 6ème arrondissement de Brazzaville les vendeurs les plaintes des vendeurs sont légions. Certains sont obligés de diminuer la quantité pour espérer trouver un bénéfice, mais la formule ne résout rien. « Nous achetons la marchandises à des prix exorbitants et nous   sommes parfois  contraints de diminuer la quantité pour gagner quelque chose. Au final nous tournons à perte », confie une autre vendeuse.

Pour une cliente, Damelda Malonga, l’augmentation des denrées ont largement impacté son panier. Selon elle, faire le marché avec 5000  francs CFA devient impossible pour nourrir toute une famille. « En ce moment, pour nourrir toute une famille il faut avoir beaucoup de revenus. J’ai acheté un poisson fumé à 3000 francs CFA, mais c’est insuffisant pour nous », a-t-elle fait savoir.

La plupart des produits n’échappe pas à la hausse de prix, le prix du  bidon d’huile végétal varie entre 31.000 et 32.000 francs CFA; Pareillement pour les produits congelés le plus souvent consommés par les familles en raison de leur prix abordable et à la portée des ménages à revenu moyen. Le carton de côte est passé de 10.000 à 16.000 francs CFA, le carton de  8500 francs CFA à 12.500 francs CFA. La boîte de tomate de marque salsa de 125 francs CFA à 200 francs CFA.

Le sac de cossette de manioc est par contre vendu à un prix abordable. « Le prix du sac de foufou nous l’achetons à 25.000  francs CFA. Mais le marché est vide, les gens ne viennent pas acheter. Nous passons nos journées à dormir ici au marché », déplore Cécile Boutandou.

Pour sortir ce de cette crise alimentaire, la population attend l’impact du plan de résilience du gouvernement qui consiste à faciliter le transport des produits de base et à soutenir la production locale.

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