SOCIETE

L’histoire de la médecine, des origines à nos jours

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Dans le cadre des journées scientifiques, l’historique de la médecine partant de la préhistoire, notamment de la magie primitive, de l’Egypte antique première civilisation humaine, jusqu’à la médecine post-moderne a été présenté, le 9 juin, au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville par le docteur en médecine, chirurgien responsable des greffes multi viscérales, responsable de greffes rénales CHU de Nice, France, le Pr Thierry Yandza.

Comme l’indique la thématique, dans son exposé, le Pr Thierry Yandza a retracé les différents repères sur l’histoire de la médecine. Il  a séparé cet itinéraire fleuve en plusieurs grandes phases. La première étape traite sur qui a inventé la médecine, notamment de l’apparition des premiers ancêtres de la lignée des « hommes » (Noirs) jusqu’à l’apparition en 2 700 000 ans, des premiers outils débités (Noirs).

La deuxième phase concerne la préhistoire jusqu’à l’écriture en Egypte pharaonique (IVsiècle) millénaire avant Jésus Christ (JC), passant de l’antiquité (effondrement de la civilisation romaine en 476), du moyen-âge : Ve au XVe siècle après JC, de l’humanisme médical : du XVe au XVIIIe siècle après JC, médecine moderne ; du XIXe siècle à 1945 ; médecine post-moderne : de 1945 à nos jours.  

Pour le Pr Thierry Yandza, l’Egypte ancienne a quasiment tout inventé. Selon lui, la race humaine est née en Afrique, il y a sept millions d’années. Le premier humain est noir et la médecine est née en Afrique. La civilisation occidentale, quant à elle, a apporté des éléments qui ont rationnalisé un peu cette médecine, passée à un stade scientifique. « Mais, c’est intéressant de voir que la médecine est née en Afrique, elle était déjà extrêmement bien structurée à l’époque », a souligné le Pr Thierry Yandza lors de son exposé.

« Il y a des défis à relever, parce qu’on se rend compte qu’on est dans une espèce de course effrénée vers de nouvelles découvertes qui coûtent de plus en plus cher et que tout le monde ne pourra pas payer », a-t-il ajouté. Le médicament le plus cher du monde, par exemple, a-t-il dit, coûte deux millions, une injection ; cependant, il y a très peu de pays qui pourront se payer ce type de médicament. Donc, les défis qu’il y a, c’est de faire en sorte que toute la population mondiale ait accès à des soins gratuits ; c’est un défi important, mais il faut le faire.

La seconde chose, a-t-il fait savoir, c’est de contrôler les coûts de la santé et faire en sorte qu’on puisse au fur et à mesure que de nouvelles maladies arrivent, trouver assez rapidement, ou de façon peut-être moins coûteuse, les traitements. « Aujourd’hui, par exemplele coût de la recherche pour le médicament dépasse un million d’euros, c’est beaucoup d’argent. Il va falloir qu’on arrive à diminuer les coûts de la santé et à rendre la santé disponible pour toute la population mondiale », a-t-il précisé.

Notons que cette énième réunion scientifique s’est déroulée en présence du directeur général du CHU de Brazzaville, le Pr Alexis Thierry Raoul Gombet, de médecins et professeurs ainsi que des étudiants. Elle a été coordonnée par le Pr Nkoua-Mbon.

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