ECONOMIE

Plan de résilience sur la crise alimentaire : le volet transport au cœur d’un atelier

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Le rapport général de l’atelier sur la mise en œuvre du programme de résilience du gouvernement sur la crise alimentaire (axe 2 et axe 3.v), relative à la facilitation du transport des produits de base, qui a eu lieu les 10 et 11 août, a été remis à Jean-Marc Thystère Tchicaya, ministre des Transports, de la Marine marchande et de l’Aviation civile au terme des travaux.

Elaboré par une commission multi ministérielle, ce programme de résilience du gouvernement congolais vise à atténuer l’envolée des prix des denrées alimentaires qui pèse sur le panier des ménages et à faire face à la crise alimentaire occasionnée par la guerre russo-ukrainienne.  Ce plan fixé pour la période 2022-2023 est structuré en cinq axes stratégiques, entre autres, la facilitation du transport des produits de base depuis leur bassin de production vers les centres de consommation ; la stabilisation des prix des produits alimentaires et agricoles essentiels ;  l’application rigoureuse des mesures administratives, fiscales et parafiscales.

L’atelier sur la mise en œuvre de ce plan de résilience sur la crise alimentaire (axe 2 et axe 3.v) relative à la facilitation du transport des produits de base a réuni les conseillers et attachés du cabinet du ministère des Transports, de la Marine marchande et de l’Aviation civile et les directeurs généraux des administrions et organismes sous tutelle. Placés sous la direction de Delphin Louembe, directeur du Cabinet dudit ministère, les travaux qui se sont déroulés en groupes ont porté essentiellement sur la stratégie pour la mobilisation des moyens mis à la disposition des structures de transport par le plan de résilience et la réduction de 50% des coûts de passage portuaire des produits alimentaires.  

Le gouvernement prévoit pour cet axe 2 un appui budgétaire évalué à 115.640 millions de francs CFA ventilé en 7 actions à mettre en œuvre dans l’immédiat, à court, moyen et long terme. Il s’agit de  l’entretien et l’amélioration de la qualité des routes afin de rendre accessibles les bassins de production, l’appui au Chemin de fer Congo-océan (CFCO), l’amélioration des capacités d’entreposage des produits alimentaires, l’appui au corridor fluvial, l’appui et le renforcement logistique, le renforcement logistique des moyens logistiques aux administrations en charge des contrôles, la constitution des stocks de sécurité en produits alimentaires de base pour les trois mois à venir.

Le volet aérien n’a pas été pris en compte dans le cadre du plan de résilience initial, mais présente, comme pour les autres sous-secteurs, un intérêt certain pour l’approvisionnement de grands centres de consommation. A cet effet, un groupe de travail additionnel a été constitué pour travailler sur le coût de passage aérien.

Jean Marc Tchystère Tchicaya satisfait de la qualité du rapport général

Les travaux de l’atelier ont abouti à plusieurs conclusions. Pour l’appui au CFCO, les mesures prévues dans le plan de résilience doivent être couplées avec la disponibilité des 8 locomotives attendues de John Cockerill, dont la livraison est annoncée pour le dernier trimestre 2022 ; le renforcement du parc de wagons, tous types confondus, non renouvelé depuis plus de 40 ans, devrait constituer l’étape ultérieure pour pérenniser ces actions. En ce qui concerne le passage au corridor fluvial, il faut réduire les grilles tarifaires de 50% sur la manutention et l’acconage des produits alimentaires de base et intrants agro pastoraux et halieutiques au niveau des ports.

Mesures à court terme pour le coût de passage aérien : réduction de 50%, sur l’ensemble des aéroports non concédés, de la redevance fret, réduction de 50%, sur les aéroports internationaux, des différentes redevances fret et frais de cession documentaires. Du côté de l’appui et le renforcement logistique, à court terme, la direction générale des transports terrestres faisant partie des administrations en charge des contrôles a exprimé le besoin d’acquérir les moyens logistiques de contrôle pour un budget estimatif cumulé de 99.750.000 francs CFA.

Pour ce qui est du passage portuaire à Pointe-Noire, des recommandations ont été formulées à l’endroit du gouvernement, entre autres, l’élaboration par la direction générale de la marine marchande des textes d’application du code communautaire de la marine marchande sur l’organisation des professions de consignataires et de transitaires ; l’adoption d’un décret instituant un comité de facilitation des opérations dans le secteur des transports ; l’ élaboration de la politique générale des transports maritimes en République du Congo ; la mise en place d’une nouvelle grille tarifaire à la baisse, relative à la livraison des conteneurs sur proposition du PAPN et de Congo Terminal ; la mise en place d’une commission chargée de la relecture des textes tarifaires existants.

Satisfait de la qualité du rapport produit par les participants et de l’intégration du volet aérien, Jean-Marc Thystère Tchicaya a souligné : «J’ai pu noter qu’un certain nombre de volets ont été exclus, particulièrement le fonds routier et la constitution des stocks alimentaires de sécurité. Je ferai remonter cela au niveau du gouvernement pour que ces volets ne soient oubliés puisque nous devons avoir une vision globale, même si aujourd’hui nous planchons particulièrement sur le volet transport de ce plan de résilience…  Nous, donc le gouvernement, nous allons nous appuyer sur vos recommandations de façon à ce que dans les plus brefs délais nous puissions booster ce secteur et pallier les problèmes que vous avez pu relever concernant le plan de résilience».

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