SOCIETE

Pointe-Noire : l’éternel problème d’infrastructures routières d’une ville centenaire

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La capitale économique du Congo aura 100 ans dans quelques mois. Malheureusement, un siècle après, cette ville hyperactive gorgée de soleil et vibrante d’énergie semble avoir du mal à solutionner son éternel problème d’infrastructures routières.

C’est, en effet, le 11 mai 1922 que fut fondée la deuxième ville congolaise, Pointe-Noire, une ville moderne et entreprenante. Aujourd’hui, Pointe-Noire ou Ndji-Ndji est le centre économique du pays et possède une vie culturelle intense avec théâtre, danse, art contemporain et cinéma.

Située au bord de la mer, avec une plage de sable aux airs de Miami, cette ville regorge de bars, restos, boîtes de nuit… On y fait la fête intensément, ses nuits sont survoltées comme pour oublier les douleurs subies pendant la construction du Chemin de fer Congo Océan (CFCO) et du Port autonome de Pointe-Noire.

Malheureusement, un siècle après, la ville océane semble avoir du mal à résoudre son éternel problème d’infrastructures routières. Au fil des années, la elle a vu son réseau routier se dégrader,  mettant mal à l’aise la population qui ne cesse de se plaindre : des chaussées non entretenues, de nids-de-poule, l’absence de marquage au sol, etc…

Pendant la pluie, dans certains quartiers dépourvus de canalisation, l’eau stagne au ras des maisons. 

Aujourd’hui, la ville s’étale sur près de 35 kmavec six arrondissements. Sa population est estimée à un million d’habitants et l’automobile s’est imposée comme le premier moyen de déplacement. Cependant, l’état de ses routes n’est pas exempt des critiques.

En 2004, le département de Pointe-Noire avait bénéficié d’un programme de réhabilitation et de construction de ses infrastructures routières, sanitaires et d’adduction d’eau. D’un coût global de quinze milliards F CFA, ce programme était entièrement financé par l’Etat congolais.

L’ensemble de ces investissements s’élevait à plus de douze milliards FCFA, alors que 2,8 autres milliards étaient affectés à la réhabilitation des bâtiments administratifs, des écoles et des centres de santé dans les sous-préfectures du département du Kouilou dont Pointe-Noire était le chef-lieu à l’époque.

Mais malgré les efforts consentis par les autorités du pays, le réseau routier de la ville océane n’est toujours pas fiable et demeure encore en mauvais état.  Pourtant, en 2014, sur instruction du président de la République, un budget de vingt milliards FCFA a été porté au ministère de l’Aménagement du territoire chargé des Grands travaux.

Malheureusement jusqu’aujourd’hui, Pointe-Noire peine toujours à satisfaire la population en matière d’aménagement des routes et d’assurer les besoins de mobilité de l’ensemble des citoyens. Certains quartiers sont dépourvus de voies bitumées, empêchant ainsi la population à circuler librement surtout en période de pluie.

Notons que les autorités ont prévu toute une série de manifestations pour célébrer les 100 ans de cette ville. Les instances dirigeantes de l’Association pour la célébration du centenaire de la ville de Pointe-Noire ont été mises en place depuis le 17 décembre 2020 à la chambre de commerce, à l’issue de l’assemblée générale constitutive de ladite association. Et la route !

(avec Adiac )

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