SOCIETE

Sécurité publique : plus de six cents ‘’bébés noirs’’ arrêtés dans l’opération ‘’Esprit ya ba démons’’

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En deux semaines, l’opération ‘’Esprit ya ba démons’’ a permis à la Force publique de mettre la main sur plus de six cents « bébés noirs » à Brazzaville. Le commandant de la gendarmerie, le général Paul Victor Moigny, a indiqué que l’opération va s’étendre sur le territoire national pour éradiquer le phénomène qui ne doit pas être un éternel recommencement.

« La Force publique, agissant en opération combinée, continuera à traquer « les bébés noirs », au nom de la loi, pour garantir la paix et la sécurité publique de la population. Il n’y a pas et il n’y aura pas de zones de non-droit dans notre pays », a déclaré le commandant de la Gendarmerie nationale, le général Paul Victor Moigny, s’adressant aux troupes engagées dans l’opération ‘’Esprit ya ba démons’’, le 31 août à Brazzaville, en présence notamment du commandant des forces de police, le général Jean François Ndengue, du directeur de cabinet du ministre de la Sécurité et de l’Ordre public, Séraphin Ondélé…

Le phénomène de violence urbaine, incarné par les ‘’bébés noirs’’, est en effet devenu une cause majeure d’insécurité. Ils commettent des forfaits sur la voie publique, dans les domiciles privés, en milieu scolaire. Aussi, les rivalités entre les écuries de ces « bébés noirs » créent l’insécurité, la psychose, troublent la sérénité des paisibles citoyens. « La menace est réelle. Nous, force de sécurité intérieure, avons la ferme volonté, le professionnalisme nécessaire et les techniques pour éradiquer le phénomène des »bébés noirs » », a fait savoir le général Paul Victor Moigny. 

La justice doit faire son travail

Le commandant de la Gendarmerie nationale a souhaité que les services judiciaires adoptent une attitude plus rigoureuse face à ce phénomène. La mise en liberté précoce de nombreux délinquants pourtant incarcérés pour des faits de crimes pose problème. Libres, ils redoublent d’audace criminelle jusqu’à narguer la force publique. « Le moindre laxisme des pouvoirs publics renforce le sentiment d’impunité chez ces criminels et celui de plus grande insécurité de la population résignée à vivre les violences qui leur sont imposées par les « bébés noirs »», selon lui.

La lutte contre le phénomène des‘’bébés noirs’’ ne peut pas s’arrêter à la simple interpellation de la Force publique et à leur présentation devant le procureur de la République. Cette lutte, selon le général Paul Victor Moigny, doit suggérer la combinaison des efforts de la part des cellules familiales, des autorités locales, du gouvernement. C’est en croisant toutes les actions pour l’éducation et la prise en charge de ces jeunes que ce phénomène sera éradiqué, a-t-il dit.

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