POLITIQUE

Tsambitso- Edou: des manœuvres militaires anti-putsch de la garde présidentielle avec les instructeurs Turcs et Russes

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Le haut commandement militaire regrette de ne pas été informé ni convié à ses manœuvres militaires sous la supervision des instructeurs Russes et Turcs avec exclusivement les éléments de la première ceinture de la sécurité présidentielle composée totalement que des Mbochis autour d’Oyo. Ces miliciens à la solde du clan Sassou apprennent comment faire à face un coup d’État.

Après son sommet anti-putsch qui a réuni les présidents de la RDC, du Togo et de l’Ouganda à Edou, Denis Sassou Nguesso vient d’autoriser sa milice immolée dans la DGSP d’effectuer des manœuvres militaires de grande envergure sous la supervision des instructeurs militaires Russes et Turcs venus au Congo à cet effet.

Actuellement entre Edou et Bokouéléautour d’Oyo, des instructeurs venus de Turquie et de Russie dirigentdes manœuvres d’entraînements conjointes avec les éléments de Tsambitso et ceux d’Edou-Bokouelé. Les Congolais apprennent comment déjouer un coup d’État orchestré par l’armée singulière. Défendre ou récupérer certains points stratégiques aux mains des putschistes ou protéger Denis Sassou Nguesso et les stratégies de son exfiltration.

Cela agace les militaires réguliers des FAC et surtout Edgar Nguesso qui n’a pas du tout digéré l’enrôlement de son protégé Gervais Akouangué dans le camp de Kiki Sassou, et à Jean Dominique Okemba et Ndenguet qui assistent comment leur influence se réduit. Leurs hommes du CID traversent du côté de Kiki sans leur consentement.

Certains officiers interrogés, décrivent avec finesse les arcanes d’un État en péril, les rapports de force entre pouvoirs politique et militaire, les mouvements des médias sous les ordres puis de l’opinion sans oublier de citer les monstres de la mort (mercenaires) qui se mettent à quadriller le pays et les villes sensibles du pays. Une psychose haletante s’installe progressivement, faisant apparaître au grand jour comment se déroulerait la mise en place l’état de siège, un temps envisagé peu avant le congrès du PCT. On observe avec sidération les manœuvres de Sassou et Kiki, dont une surveillance quasiment quotidienne  sur le Président du Sénat Pierre Ngolo.

Les partis d’opposition bien que moins nombreux à manifester, depuis le début de l’année, ont malgré tout réitéré leur détermination à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, à savoir un État de droit et la libération de tous les détenus d’opinion.

« Nous voulons une élection présidentielle qui sera organisée par des congolais qui ne sont ni voleurs ni corrompus. Et ce n’est qu’avec ce genre de personnes que nous pourrons sortir le pays de la crise qui continue de le secouer socialement, politiquement et économiquement ».

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