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Vingt magistrats dans le collimateur du Conseil supérieur de la magistrature

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La prochaine réunion du Conseil supérieur de la magistrature se tiendra sous l’autorité du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. Elle statuera sur les sanctions votées par la commission de discipline à l’encontre de vint magistrats.

Huit des vingt magistrats sanctionnés ont comparu le 19 avril pour divers motifs devant la commission de discipline présidée par le premier président de la Cour suprême, Henri Bouka. Pour rappel, la commission de discipline des magistrats avait examiné, les 2 et 3 décembre 2021, les cas de douze magistrats déférés devant elle. Il leur est reproché les chefs de manquement au devoir d’honneur, de dignité et de délicatesse des magistrats.

Dans un communiqué de presse rendu public à l’issue de la session du 19 avril, la commission a annoncé que les sanctions qu’elle a votées seront soumises, comme celles de la première session, à la grande réunion du Conseil supérieur de la magistrature.

Notons que le président du Conseil supérieur de la magistrature, Denis Sassou N’Guesso, a relevé en fin d’année dernière lors de son message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès, certaines pratiques contraires à l’éthique et susceptibles d’entamer la crédibilité des cours et tribunaux. « Nul ne peut tolérer ces atteintes nocives qui affectent notre système judiciaire et asphyxient la noblesse du droit et l’impartialité de la justice dans notre pays. Le gain facile et déshonorant du trafic d’influence, de la corruption, de la concussion et de bien d’autres dérives dégradantes défie le professionnalisme de ceux qui sont chargés, au nom du peuple congolais, de dire le droit. Aussi les organes constitutifs de l’autorité et garants de l’intégrité du pouvoir judiciaire sont-ils collégialement interpelés devant le prétoire et la conscience de la Nation », martelait le chef de l’Etat.

Selon le président de la République, le suivi et l’évaluation plus stricts des carrières des magistrats et auxiliaires « pourront assurément concourir à l’amélioration de la carte judiciaire de notre pays ainsi qu’à la disponibilité d’un personnel de qualité, aguerri contre les antivaleurs et faisant preuve de haute probité morale et civique afin de rendre, à nos populations et autres acteurs, la justice qui leur est due ».

Rappelons que la dernière réunion du Conseil supérieur de la magistrature remonte au 20 février 2018. L’une des décisions de cette grand-messe a été la révocation de sept magistrats pour fautes et manquements graves.

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